RunInMarseille édition 2017, compte rendu ! Alors que j’apprécie particulièrement courir à domicile, et après 3 éditions où j’avais pris beaucoup de plaisir, ce cru 2017 sera à oublier!


Alors que je sortais de 3 semaines de charge dans le cadre de ma préparation à l’Ironman 70.3 de Aix-en-Provence, j’avais décidé de me prendre une semaine plus light avant cette course afin de faire tomber mon record perso et pourquoi pas franchir la barre des 1h25.

Cette aussi pendant cette semaine de récupération que j’avais décidé de déménager et d’entreprendre des travaux chez moi… ce qui au final ne sera pas une bonne idée!

Sportivement la semaine a été parfaite avec des sorties de rappel d’allure effectuée parfaitement dans le bon tempo, et de la récupération active. Malheureusement les contraintes liés à mon déménagement m’auront épuisé. C’est donc très fatigué que je me suis rendu sur la ligne de départ du semi-marathon du RunInMarseille.

Qu’importe! Dimanche matin, après une très courte nuit, je me retrouve sur le Vieux Port et rencontre pas mal de monde. Discussion passionnée autour de la course à pied et du triathlon, des moments que j’apprécie fortement. Merci à tous celles et ceux qui sont venus me faire coucou 😉

Place à la préparation du bonhomme! Je m’équipe et là premier coup de stress, j’ai oublié ma boisson d’hydratation à la maison. Je devrais faire ma course juste avec les ravitos qui contiennent que de l’eau. Ca commence mal! Heureusement Vincent, un collègue du club, me prête généreusement sa bouteille d’eau.

Aujourd’hui la météo est plutôt clémente. La veille nous avions un bon 50km/h de vent, ce matin c’est aux alentours des 20km/h. Je sais d’ores et déjà que le retour sur la Corniche Kennedy ne va pas être facile, mais c’est les aléas des courses en plein air.

Je me dirige vers la ligne de départ en trottinant pour commencer mon échauffement avant de repérer le sas de départ et de faire quelques accélérations pour bien « débloquer » le corps et le cardio. Les sensations ne sont pas si mauvaises que ça, je suis confiant.

Après une dizaine de minutes de retard, le départ est enfin donné! Ca part vite comme d’habitude, mais je sens que quelque chose ne se passe pas comme il faut. Alors que je devrais être sur une allure aux alentours des 3’30/km (seulement pour le premier kilomètre) je suis entre 3’50 et 4′. Surpris je me dis que ça doit être un bug du GPS.

Mais ça c’était avant que je vois défiler le deuxième, puis le troisième kilomètres sur des allures entre 4′ et 4’15… là je commence à m’inquiéter de ma petite forme, d’autant plus que le cardio est un poil trop haut par-rapport à mes repères sur semi-marathon.

A partir du troisième kilomètre j’ai su que cette course allait être compliquée, d’autant plus qu’à ce moment là je vois Vincent (le collègue du club dont je vous parlais plus haut) qui file à toute allure et qui au final va exploser son chrono! Bravo à toi bichon! 😉

Bref dans ma tête je pense qu’à une chose, mettre un pied devant l’autre, et ne pas abandonner. Les lignes droites de la Rue de Rome et du Prado me paraissent longues, très longues même. Je vois de plus en plus de coureurs me doubler, je sers les dents…

Arrive la traversée du Parc Borély, et enfin le début de la fin quand je pose mon premier pied sur la Corniche Kennedy. Je suis au quinzième kilomètre. Il m’en reste encore 6 à parcourir, avec le vent de face. L’allure diminue, pourtant le cardio reste stable, voir même augmente sensiblement.

J’essaye tant bien que mal de garder le cap, de ne pas craquer. Nous nous organisons avec un groupe de coureurs pour nous relayer afin de ne pas trop subir le vent. Le travail de groupe porte ses fruits pendant quelques minutes avant que le groupe explose, et c’est repartit pour une séance de serrage de dents!

Une fois la Corniche Kennedy avalée je vois « enfin » le bout du tunnel en approchant du Cercle des Nageurs puis la descente sur le Vieux Port. Il reste moins de 2 kilomètres et je n’ai vraiment plus rien dans les jambes. Je tente tant bien que mal d’accélérer pour gagner quelques places, ce que j’arrive malgré tout à faire!

L’heure de la délivrance sonne enfin! Je vois l’arche d’arrivée, je sprinte pour doubler un dernier concurrent et passe sous l’arche bien heureux d’en avoir finit!

Je prends quelques instants pour reprendre mon souffle, je récupère ma médaille de finisher et mes affaires. Je me change, échange quelques mots avec des amis et coureurs autour de moi. Moment de réconfort dans ce début de journée difficile.

Chrono final de 1h28 pour un place de 164 sur 5015 participants. Certes beaucoup trouveront ce chrono très sympathique, mais pas moi étant donné qu’un an plus tôt je bouclais ce même semi en 1h26…

Je rentrerai tranquillement chez moi avec un gout amer d’échec, de déception, de frustration. Qu’importe au final il s’agit d’une contre performance sans grosse surprise au vu de la semaine que j’ai passé.

Maintenant le plus important est de se recentrer dans la préparation pour l’Ironman 70.3 de Aix-en-Provence, et il me reste 2 mois pour être au top.

Un grand merci à tous les supporters et coach tout au long de cette course, mes partenaires, et à l’organisation et les services de sécurité.

Rendez-vous à la prochaine course!